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l'Arpenteur de pages

[comics] the Boys #10 : Rien de tel dans le monde entier

12 Juillet 2012 , Rédigé par Vance Publié dans #le Sentier des Comics, #Garth Ennis

the Boys 9.00

 

Et on enchaîne avec le suivant, qui voit le retour du grand Darick Robertson.

 

Il est tombé sur un genre de truc qu’il n’avait jamais eu l’idée de visiter auparavant : une bibliothèque. Et pouf, le potentiel qu’il avait dans la tête s’est débloqué d’un coup.

 

Ce numéro est particulier : une sorte d’interlude, le temps de souffler après les massacres des précédents. Typique dans les séries américaines par exemple, on l’on présente le passé des protagonistes. Il était dit qu’on finirait par le connaître pour les Boys, et c’est presque le cas aujourd’hui (seul Butcher manque à l’appel, ce sera pour une autre fois, si jamais ça arrive).

 

Les terroristes, c’est comme une force de la nature, Hughie : tant que le monde sera tel qu’il est, ils seront toujours là.

 the-Boys-10.02.jpg

Loin de la fureur des précédents épisodes, mais toujours bondé de références en tous genres, Garth Ennis passe en mode nostalgico-ironique, laissant constamment planer le doute sur la véracité des aveux de la Crème (deux épisodes), la Fille et le Français. Si l’épisode de la Fille reprend le visuel de l’affiche d’Alien, il emprunte aussi énormément à Astérix (avec un « professeur Uderzo » et un bébé qui tombe dans une marmite de composés chimiques). Quant à celui sur le Français, déjà pourvu d’un titre dans la langue de Molière, c’est un tel ramassis de clichés qu’on ne peut qu’y adhérer, d’autant qu’on est très loin de la suffisance affichée dans certaines autres séries Marvel (Captain America, par exemple) : dans ce petit village de Saint Frusquin, les duels d’honneur se font à bicyclette, béret sur la tête et baguette géante au bras !

 

Le tout est plaisant et vivifiant, tout en conservant un aspect sombre qui permet de relativiser encore davantage l’emprise glauque de Vought American sur la société. Le graphisme de Robertson, bien que moins soigné que par le passé, apporte indéniablement la profondeur et le cynisme nécessaires à l’œuvre.

 

Ma note (sur 5) :

4,1

 


  The Boys : Nothing like it in the World

+

La Plume de ma tante est sur la table

+

The Instant White-Hot Wild

 

 the-Boys-10.01.jpg

Format

Album broché

Fréquence de parution

Irrégulier

Editeur

Panini comics

Date de parution

mai 2011

Collection

Dynamite

Série(s) & épisodes

The Boys, #35 à 38

Scénariste(s)

Garth Ennis

Dessinateur(s)

Darick Robertson

Traduction

Alex Nikolavitch

Pages

88

 

Résumé : Préparez-vous à plonger dans le passé de trois de nos P’tits Gars : vous allez découvrir les origines de la Crème, du Français et de la Fille ! Mais peut-on vraiment se fier aux dires de ces trois dangereux psychopathes ?

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